Quels sont les bienfaits du guggul

Le nom commun de l’arbre à myrrhe mukul à fleurs est guggul (Commiphora mukul). C’est un petit arbre épineux que l’on trouve le plus souvent en Inde, notamment dans les États arides comme le Rajasthan et le Gujarat. Le guggul est également la résine dérivée de la sève de l’arbre guggul, qui est utilisée en médecine ayurvédique depuis plus de deux mille ans. Le guggul est connu sous le nom sanskrit de « Guggulu », qui signifie « protège de la maladie « . Il existe plusieurs types de guggul, chacun avec son propre ensemble d’utilisations, qui sont définies en partie par la couleur et l’âge de la gomme.  On dit que la puissance du guggul peut durer 20 ans. Le guggul est une plante très importante dans la tradition ayurvédique et, bien qu’il soit rarement pris seul, il a inspiré toute une classe de médicaments. Plusieurs de ces préparations ayurvédiques traditionnelles, connues sous le nom de guggulus, des composés fabriqués à partir d’une base de guggul distillé dans une combinaison synergique d’autres herbes.

Aide à la désintoxication et au rajeunissement.

Le guggul possède des qualités très subtiles et pénétrantes, c’est pourquoi on l’appelle un yogavahi, ce qui signifie qu’il est souvent utilisé principalement pour transporter d’autres substances en profondeur dans les tissus.
De plus, sa combinaison avec d’autres herbes dirige ses fortes propriétés détoxifiantes et rajeunissantes. Le guggul équilibre vata, pitta et kapha, mais il est surtout connu pour soulager l’aggravation de vata. Le guggul a une affinité avec tous les tissus du corps, y compris les systèmes circulatoire, digestif, nerveux et respiratoire. Le guggul a une action de grattage élevée, ce qui lui permet d’éliminer les toxines des tissus et des canaux tout en les rajeunissant. En réalité, c’est la nature grattante du guggul qui lui confère nombre de ses propriétés bénéfiques.

Le cholestérol et le guggul

Le guggul a une grande capacité à aider à maintenir des niveaux de cholestérol sains.

Dans l’Ayurveda, on considère que différentes sections de plantes agissent sur différents tissus du corps. Comme nous l’avons mentionné précédemment, le guggul est dérivé de la sève de l’arbre mukul myrrh, et la sève est étroitement associée au rakta dhatu (le sang). Il n’est donc pas surprenant que le guggul soit loué pour sa capacité à augmenter le flux sanguin et la qualité du sang. Le guggul purifie le sang de manière très efficace, en favorisant des niveaux de cholestérol sûrs et en éliminant les contaminants du système circulatoire. En outre, il favorise la souplesse des artères et renforce les muscles.

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Perte de poids et guggul

L’excès de poids est le produit d’un déséquilibre kapha, selon l’Ayurveda. Les goûts piquant, amer et astringent du guggul, sa capacité à chauffer et son effet post-digestif piquant aident à éliminer l’excès de kapha du système.  Le guggul favorise également le bien-être de la thyroïde, « gratte » les graisses et stimule l’agni meda dhatu (le principe métabolique du tissu adipeux). Le guggul stimule agni (le feu digestif) tout en favorisant une bonne élimination. C’est un apéritif, un stimulant du foie, et il facilite l’absorption des huiles et des graisses, ce qui contribue à la perte de poids de diverses manières.

Effets secondaires

Le guggul peut aggraver le pitta, en particulier lorsqu’il est associé à un mode de vie induisant le pitta. Il est donc conseillé d’éviter les aliments acides, l’alcool, l’exposition prolongée au soleil, la frustration et les activités sexuelles inutiles pendant la prise de guggul. Les effets indésirables les plus fréquemment enregistrés sont des troubles gastro-intestinaux, le plus souvent des selles molles et de la diarrhée. Le guggul est une plante puissante qui doit être utilisée avec prudence. Un dosage excessif ou une mauvaise utilisation peut entraîner une sécheresse de la bouche, une perte de poids, une impuissance, des troubles cutanés, des vertiges et des changements pathologiques dans le foie ou les poumons ; le safran est réputé être le remède dans ces situations.

Contre-indications 

Le guggul doit être évité pendant la grossesse, l’allaitement et en cas de saignement utérin prolongé, de thyrotoxicose ou d’infection rénale aiguë.

Si vous êtes allergique à Commiphora mukul ou à d’autres membres de la famille des Burseraceae, évitez de l’utiliser. On a signalé diverses réactions entre le guggul et des médicaments d’ordonnance ; faites preuve de prudence lorsque vous prenez du guggul avec des médicaments hypoglycémiques, des agents hypolipidémiants, des anticoagulants, des antiplaquettaires, des antihypertenseurs, des antidiabétiques ou des oestrogènes. Si vous prenez un médicament sur ordonnance, il est toujours préférable de consulter votre médecin avant de commencer un régime à base de plantes.